Vous êtes ici : LAREQUOIFRLe LAREQUOIPROGRAMMES DE RECHERCHE

Convention de recherche avec le Groupe Hervé

« l’autorité des arguments sans l’argument d’autorité »


Objectifs


Une convention de recherche destinée à enrichir et compléter les travaux concernant l’entreprise « libérée » sur la base d’une Étude de cas.

Depuis plus de 40 ans, le groupe Hervé fonctionne la « tête en bas », en confiant les choix opérationnels et stratégiques à la base de la pyramide. Précurseur du courant de recherche sur l’«entreprise libérée», le groupe Hervé obéit à des principes d'auto-organisation, dans le cadre du capitalisme familial, dont le modèle n'est ni coopératif, ni mutualiste ! En l'occurrence, chaque salarié est incité par les autres salariés à agir comme un "intra-entrepreneur" suivant un mode de coordination et de contrôle horizontal. En dépit de l'étonnement que peut susciter cette utopie, le groupe Hervé se développe, sans capitalisation sur les marchés financiers, sans un jour de grève et sans blocage syndical, pour atteindre environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 3000 salariés. Le projet de recherche sous convention retrace l'histoire singulière de cette entreprise, et dresse les contours d'une aventure managériale unique en France !
En effet, l’entreprise « libérée » constitue inévitablement un sujet « à la mode », si l’on en juge par la profusion des contributions et témoignages ces dernières années. Aussi, bénéficiant désormais d’un certain recul, ayant largement pris connaissance et analysé la littérature produite sur ce sujet et surtout, et surtout, s’étant investi dans une étude de cas d’une entreprise « libérée » et « démocratique » particulièrement singulière et durable – le groupe Hervé –, nous souhaitons contribuer à enrichir et compléter ces travaux.


Méthodologie


La réalisation de la recherche s’appuie principalement sur des données recueillies sur le terrain, par des entretiens avec Michel Hervé fondateur du Groupe, et Emmanuel Hervé actuel manager du Groupe, par des observations non participantes et par des entretiens semi-directifs réalisés avec l’accord de l’entreprise. Nous avons interrogé trois panels de 15 personnes en présence, puis en l’absence du manager du Groupe, pour contourner les biais éventuels d’influence managériale dans les réponses.

Pour dépasser les biais de représentativité dans le recueil des données, nous avons réalisés des entretiens collectifs en croisant différents niveaux de responsabilités et de fonction dans l’entreprise, en cherchant systématiquement à valider les données à partir de comptes rendus d’entretiens. Pour respecter l’anonymat des réponses des collaborateurs auxquels nous avons soumis les compte-rendu d’entretien collectif, nous avons recouru au service d’un tiers de confiance, neutre et indépendant. L’anonymat des réponses était une manière de libérer la parole des collaborateurs, afin d’améliorer la validité des comptes rendus d’entretiens. Nous avons complété le travail d’investigation par des entretiens d’expert avec Thierry Weil et Alain D’Iribarne.
Informations complémentaires

Réalisations


Etude de cas : https://www.christophe-assens.fr/master-et-mba/etude-de-cas/

En cours de réalisation :